S\'eries hyperg\'eom\'etriques basiques, q-analogues des valeurs de la fonction z\eta et s\'eries d'Eisenstein
Abstract
Nous \'etudions la nature arithm\'etique de q-analogues des valeurs ζ(s) de la fonction z\eta de Riemann, notamment des valeurs des fonctions ζq(s)= Σk=1 ∞qk Σd k ds-1, s=1,2,..., o\`u q est un nombre complexe, | q|<1 (ces fonctions sont intimenent li\'ees au monde automorphe). Le th\'eor\`eme principal de cet article montre que, si 1/q est un nombre entier diff\'erent de 1 et si M est un nombre impair suffisamment grand, alors la dimension de l'espace vectoriel engendr\'e sur Q par 1,ζq(3), ζq(5),..., ζq(M) est au moins c1·M, avec c1=0,3358. Ce r\'esultat peut \etre consid\'er\'e comme un q-analogue du r\'esultat de ri, br, qui affirme que la dimension de l'espace vectoriel engendr\'e sur Q par 1,ζ(3),ζ(5),...,ζ(M) est au moins c2·M, avec c2=0,5906. Pour les m\emes valeurs de q, une minoration similaire pour les valeurs ζq(s) aux entiers s pairs nous permet de red\'emontrer un cas particulier d'un r\'esultat de Bertrand ber qui affirme la transcendance sur Q de l'une des deux s\'eries d'Eisenstein E4(q) et E6(q) pour tout nombre complexe q tel que 0<| q| <1.
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